L’association des Petits Frères des Pauvres agit au Burkina Faso

Au Burkina Faso, des milliers de femmes âgées, accusées de sorcellerie, ont dû fuir leur village

Depuis plus de trois ans, l’association française Petits Frères des Pauvres soutient le foyer St Lazare à Koupéla au Burkina Faso. Ce foyer accueille des femmes âgées, accusées sans la moindre preuve d’être des sorcières ou des « mangeuses d’âme », ces vieilles femmes n’ont plus de famille pour les défendre et les prendre en charge. Elles ont fui leur village et sans protection familiale, elles sont promises à la déchéance physique, morale, sociale et psychologique.

Au Burkina Faso, la sorcellerie a arbitrairement un visage féminin. Celles qui sont taxées de sorcières sont des veuves que l’on accuse souvent d’avoir tué leur conjoint, d’être responsable de la mort d’enfants… lorsqu’une mort brutale ou inexpliquée survient, il faut trouver celui ou celle qui a « mangé l’âme » du défunt.

L’état Burkinabé et des associations sont conscients de ce problème mais les problèmes sont tellement nombreux dans le pays que l’exclusion des personnes âgées passe au bas de la liste des urgences du pays.

Aujourd’hui, le centre St Lazare accueille 35 femmes âgées qui étaient vouées à vivre dans la rue et à mendier pour survivre. L’objectif de l’association qui gère le foyer est de fournir des conditions de vie décente toit, nourriture, santé, et surtout un peu d’affection à ces femmes.  Les maux de la vieillesse s’accumulent, cécité, douleurs, pertes de mémoire et d’autonomie mais la solidarité entre les femmes permet à chacune d’elles de trouver sa place dans cette « nouvelle famille ».

Avec le soutien des Petits Frères des Pauvres de France, l’OCADES (Caritas Burkina Faso) a mis en place une petite équipe de bénévoles qui viennent animer des petits ateliers d’activités manuelles, faire la cuisine avec les femmes et les aider dans leur quotidien.

Au-delà de venir en aide à ces femmes, les responsables de l’association souhaitent sensibiliser la société vis-à vis de cette coutume d’un autre âge qui détruit la vie de nombreuses femmes. Pour cela, ils animent des émissions de radio, des séances de théâtre forum dans les villages, font de la sensibilisation dans les écoles.

La société burkinabé se modernise mais le poids des coutumes est lourd et il est difficile de faire changer les mentalités dans les villages les plus reculés. L’association française soutient ce projet car il répond à ses trois missions sociales : Accompagner, Agir collectivement et Alerter/Témoigner.

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